Tempus Fugit..

Articles classés sous ‘Scarlet's Messed up Thoughts’

Chapter XXI : Satin Chic

novembre 2, 2008 · Laisser un commentaire

Idée stupide n° 1 :

Pour lutter contre l’anémie, autant prendre le fer à sa source, bouffez des boulons, ça fera la fortune d’Arcelor.

Idée stupide n° 2 :

Évoquer Arcelor = mauvaise idée. Arrêt de je ne sais plus combien de pages où la ponctuation fait cruellement défaut.

Idée stupide n° 3 :

Aller sur facebook pour se détendre , on y passe toujours plus que les cinq minutes qu’on s’était initialement accordé.

Idée stupide n° 4 :

Remettre à demain ce qui peut être fait aujourd’hui.

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Chapter XIX : Speed Of Sound

septembre 1, 2008 · Un commentaire

A peine la télé allumée que l’on entend parler de rentrée, de bouchons sur la route du retour. Bienvenue à ce cher tortionnaire de mois de septembre. Comme Garfield, je déteste les lundi, et imaginez l’horreur en voyant ce matin que l’on entamait le mois de septembre. Rangez les tongs, les petits hauts décontract’, sortez les blocs notes, les livres et la gueule de déterré qui se lève pour aller bosser.Recommençons la routine du “ne me cause pas  je suis pas réveillée, regarde les godasses des autres dans le bus, avec tes écouteurs visés aux oreilles et me fait surtout pas chier “. Authentique et typique.

Le réveil est d’autant plus dur que mon réveil ne se fait pas dans le fin fond de la campagne mais dans ma chère ville liguée contre moi. Si,si liguée contre mes oreilles.Les hurlements de sirènes des pompiers, la circulation, les voisins. Changement auditif un peu trop brutal.
Pendant deux semaines, je me réveillais, saluais mes deux chats, faisais chauffer l’eau du thé en allant donner le précieux lait aux deux fauves. Enfin, je finissais par murmurer un vague bonjours pour les êtres humains qui m’entouraient. J’avais mes quatre rayons de soleil avec moi, pour moi.

Le bonheur. La quiétude. Maintenant, j’essaye de ranger le chaos post-vacances. Mon bureau est noyé de livres, cartons, une poule ne trouverait pas son poussin. Mon téléphone portable pointe aux abonnés absents. Agonissant entre deux valises ou silencieusement égaré, à portée de main peut être. Faut que je lui implante une balise GPS, car décidément, il est plus souvent caché qu’en service.

Vendredi pré rentrée. Retrouver mes camarades de galère juridique. Lundi, plus question de dormir, la reprise officielle du grattage intensif et du lavage de cerveau pourra officiellement commencer.

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Chapter XVIII : Strong Enough

août 18, 2008 · 3 commentaires

God, I feel like hell tonight
Tears of rage I cannot fight
I’d be the last to help you understand
Are you strong enough to be my man?

Une semaine tranquille seule à la maison.  Le pied de ne pas avoir les parents sur le dos, mais c’était plus Vanessa en mode Bridget Jones post-rupture. J’ai fière allure dans ce pantalon de sport informe, chaussettes aux pieds,en débardeur, à me siffler une bonne bouteille devant les Experts. A défaut d’un légendaire pot d’Haagen Dazs, je trempe ma cuillère dans un délicieux café liégois italien. Si je fumais, je pense qu’un amas de cendres digne de l’Himalaya s’érigerait au milieu de la table du salon. On entendrait presque le “na !” enfantin d’un môme capricieux.  Dimanche matin, tête dans le brouillard, c’est pas la gueule de bois qui me guette mais une jolie migraine.  Je suppose que faire le choix entre un Mark Darcy et un Daniel Cleaver tue le peu de neurones qu’il me reste dans la boîte cranienne. Bridget la vengeresse, c’est même mise en tête de repasser ses chemises.

Nothing’s true and nothing’s right
So let me be alone tonight
Cause you can’t change the way I am
Are you strong enough to be my man?

Merde, je me transforme en femme d’intérieur. Alors que j’ai passé la semaine à monter des meubles au boulot et à soulever des cartons, je me retrouve chez moi, à faire le ménage, les courses, la lessive et le repassage. Ma réputation de calamité ménagère en prend un coup… vraiment, je n’ai même pas brulé les chemises, il n’y a pas de faux plis, ça ressemble à quelque chose.Je crois que j’avais sous estimé mes capacités pour ce qui est des tâches domestiques, pas question pour autant de laver les chemises d’un mec (faut pas abuser non plus…)

Pause détente de courte durée avec Aurore au Haricot, autour d’un chocolat chaud. Rien de tel qu’un peu de vie sociale et de voir du monde pour égayer le temps incertain qui plane en ce moment.

A moi les vacances, les grasses matinées, le grand air, mes p’tits bouts, les brocantes, la photo et rattraper en deux semaines le retard littéraire d’une année. Reprendre les tests débiles de facebook et de la presse à deux balles. Glandouiller, iPod sur les oreilles, loin de tout près de rien.

Allez, au dodo Bridget… demain il faudra faire tes valises.

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Chapter XVII : Heart of Gold

août 10, 2008 · Laisser un commentaire

Mardi, rien de tel pour passer une bonne après midi que de retrouver Huong en ville. Mieux qu’une pile duracell, c’est un concentré de bonne humeur et de rires. Pause obligatoire au Haricot Rouge pour faire le plein de calories chocolatées avant de traverser en long et en large la ville. J’ai réussi à dégotter deux beaux petits tableaux pour l’anniversaire de ma mère. Et la liste de cadeaux à faire ne fait que s’allonger en ce moment.

Samedi soir. Pas de bus en vue. Le prochain n’arrive que dans un quart d’heure. Il fait beau et mes chevilles me permettent de tenir encore debout ( I’m still standing , yeah … Elton est parmi nous ?). Autant rentrer à la maison à pied, sous le soleil, avec la voix douce de Tori Amos et son piano dans les oreilles. Je quitte mon chemin habituel pour prendre un raccourci. Je reconnais cette lignée de buissons, longeant le parc. Les rires des enfants se mêlent au vent. Les balançoires virevoltent quand un gamin saute en plein vol. On entend le bruit des roulettes de vélos qui s’écorchent sur le vieux bitume et le sable. Les parents courent après leur progéniture qui ne veut pas quitter ses jeux.  Ce même parc que je traversais de part en part tous les mercredi après midi ensoleillé quand j’étais petite. Tout y est presque intact. Les bancs, les arbres, les jeux. Rien n’a bougé.Les enfants ont bien grandis,c’est aujourd’hui à leur tour d’emmener les petits bout de choux au parc, comme leurs parents l’avaient fait quelques années plus tôt. Un brin de nostalgie s’envole dans l’air.

Thé fumant et macarons, un avant gout de vacances. J’ai du mal à croire que dans une semaine, ça sera (déjà) la fin du boulot.  Le temps est passé si vite. Certains visages me manqueront, mais je sais déjà que je les retrouverai rapidement. Le prochain été n’est pas si loin après tout, et puis, je passerai au magasin de temps en temps pour faire un petit coucou. J’ai appris à vendre des produits que je ne connaissais pas le moins du monde, tout en étant des plus convaincante. J’ai touché à tout, qu’il s’agisse de travail de terrain et ou de bureau. On a déliré dans les monte-charges qui tombent en panne, nos tenues noires sont devenues grises de poussières.  Nos bras et jambes ont été couverts de bleus. Les samedis soirs dans les bureaux, à s’énerver sur l’ordinateur d’Anne Marie qui plantait encore et toujours. J’ai découvert des personnes adorables. La bonne humeur et l’efficacité alliées. Tout le contraire de ce qui se faisait en caisse. Mrs Confused, la matronne qui m’a appelé Vivianne pendant je ne sais combien de temps avant finalement de comprendre  que je m’appelais Vanessa …), n’est en rien un moteur pour aller bosser dans la gaité. L’équipée fine du bazar, elle est tout ce qu’il y a de plus chaleureuse et accueillante. Je les aime, et ils me le rendent bien.

Je suis multi-taches, en mode warrior, qui s’adapte à tout, et pas seulement la fille qui fait plus intellectuelle que manuelle. C’est ce qui a surpris Chef… Je suis sa miss, sa pro des étiquettes, sa petite, sa loulou. Il m’en a donné des petits surnoms, qui iront rejoindre la liste des surnoms plus ou moins glorieux que l’on m’a donné. J’ai hâte de retravailler pour lui l’an prochain. Plus qu’un seul chef (et quel chef !).  Plus de matronne sur le dos (bon débarras). Plus de caisse. Plus d’attente. De l’action. De la bonne humeur. Des tournées de café payées pendant les pauses. Des sourires. Des rires. Des délires en perspectives dans l’énorme réserve du magasin.

Dans une semaine, j’aurai alors un peu moins de trois semaines pour me mettre au vert et recharger mes batteries. Je marche à l’optimisme, l’amour et au thé. C’est simple, mais efficace. Dans une semaine je verrai mon p’tit Tom. Je serrerai dans mes bras Néna et Ethan. Bientôt un an mon petit père :D . Je t’aime. Je reverrai les miens et respirerai le bon air de la campagne. Enfin, je redonnerai toute mon attention à mon amour d’appareil photo. Loin de tout, près de rien.

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Chapter XV : Swallowed In The Sea

juillet 25, 2008 · Laisser un commentaire

Fini le réchauffement de la planète, retour à la légendaire pluie bretonne. Fini les tenues légères, vive les parapluies. Je vais peut être briser un mythe, mais les gens en ciré jaune que vous pensez être des bretons, sont tout sauf bretons. Ce sont des parisiens qui pensent faire couleur locale en s’adaptant aux us-et-coutumes des bouseux euh, bretons en portant la tenue über sexy canari dans laquelle on cuit à l’intérieur.

Achevant une bouteille de cidre entamée, je pianote sur mon clavier pour atterrir sur le site de la fac. Pas de mail de l’administration non lus. Administration, qui je tiens à le préciser, vous donne des informations importantes après que la date limite de dépôt, de n’importe quel papier, soit expirée depuis belle lurette. Bref, je clique sur l’onglet des plannings. Dans un excès de folie alimentée par la dernière gorgée de mon verre, je vois mon emploi du temps futur s’afficher en grand sur l’écran.

Me viens alors à l’esprit trois choses. La première, c’est que je retrouve deux noms familliers au niveau des professeurs, je peux savoir à quoi m’attendre de la part de ces deux là. La seconde, c’est que je crois que le terme de vie sociale sera banni pour les deux prochains semestres. Enfin, la troisième, c’est que je dois être sado-maso. Je pense déjà à la fac en plein juillet,à peine mes neurones (ok, mon unique neurone) remis des partiels, et en vacances. Vu que je suis du genre à tout planifier (là je m’attaque aux vacances de 2020…), je pense déjà à mes tête-à-tête – non amoureux – avec une pile de livres de droit, le cours imprimé sur la joue car je me serai endormie dessus. En septembre je retrouverai mieux que les sièges usés de la fac et le bon café de la machine : les amis de fac éparpillés un peu partout pendant l’été. Les rires , les délires, les coups de pouce, l’ambiance.

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