Chapter XXII : Caravan Girl

Vacances : du latin vacans , participe passé du verbe vacare : être inoccupé, oisif (avoir du temps libre).

Soit le dico n’est pas à jour, soit je suis totalement à côté de la plaque. Si bosser ses cours est synonyme d’oisiveté merci de prévenir l’académie française de l’erreur dans sa définition. Espérons que les vacances de Noël seront plus propices au repos, bien que des partiels viendront égayer les esprits en décembre et en janvier.

La seule véritable journée de vacances a été une virée shopping avec Aurore à dévaliser les boutiques et à faire un repérage du musée des horreurs vestimentaires.  En cette période glaciale d’halloween, rien de tel que de voir les bizarreries de la mode. Les espèces de vestons en fourrure (vous vous demandiez ou était passé youki ou minou… ne cherchez plus) que le mannequin arbore fièrement avec la chemise de bucheron, et le slim allant avec ,cela va de soit. Les bottes d’une vendeuse d’un orange plus que douteux, créant ainsi la couleur “Umpa Lumpa”. La robe à frange des années folles qui serait idéale pour une soirée costumée mais un prix n’allant pas avec le délire.  Un brin de futilité s’envolant dans le froid.

Chapter XXI : Satin Chic

Idée stupide n° 1 :

Pour lutter contre l’anémie, autant prendre le fer à sa source, bouffez des boulons, ça fera la fortune d’Arcelor.

Idée stupide n° 2 :

Évoquer Arcelor = mauvaise idée. Arrêt de je ne sais plus combien de pages où la ponctuation fait cruellement défaut.

Idée stupide n° 3 :

Aller sur facebook pour se détendre , on y passe toujours plus que les cinq minutes qu’on s’était initialement accordé.

Idée stupide n° 4 :

Remettre à demain ce qui peut être fait aujourd’hui.

Chapter XX : Reel Around The Sun

Tom et Abby, fauves voraces de lait et de caresses.

J’ai beaucoup étudié les philosophes et les chats.
La sagesse des chats est infiniment supérieure.

Hippolyte Taine

Chapter XIX : Speed Of Sound

A peine la télé allumée que l’on entend parler de rentrée, de bouchons sur la route du retour. Bienvenue à ce cher tortionnaire de mois de septembre. Comme Garfield, je déteste les lundi, et imaginez l’horreur en voyant ce matin que l’on entamait le mois de septembre. Rangez les tongs, les petits hauts décontract’, sortez les blocs notes, les livres et la gueule de déterré qui se lève pour aller bosser.Recommençons la routine du “ne me cause pas  je suis pas réveillée, regarde les godasses des autres dans le bus, avec tes écouteurs visés aux oreilles et me fait surtout pas chier “. Authentique et typique.

Le réveil est d’autant plus dur que mon réveil ne se fait pas dans le fin fond de la campagne mais dans ma chère ville liguée contre moi. Si,si liguée contre mes oreilles.Les hurlements de sirènes des pompiers, la circulation, les voisins. Changement auditif un peu trop brutal.
Pendant deux semaines, je me réveillais, saluais mes deux chats, faisais chauffer l’eau du thé en allant donner le précieux lait aux deux fauves. Enfin, je finissais par murmurer un vague bonjours pour les êtres humains qui m’entouraient. J’avais mes quatre rayons de soleil avec moi, pour moi.

Le bonheur. La quiétude. Maintenant, j’essaye de ranger le chaos post-vacances. Mon bureau est noyé de livres, cartons, une poule ne trouverait pas son poussin. Mon téléphone portable pointe aux abonnés absents. Agonissant entre deux valises ou silencieusement égaré, à portée de main peut être. Faut que je lui implante une balise GPS, car décidément, il est plus souvent caché qu’en service.

Vendredi pré rentrée. Retrouver mes camarades de galère juridique. Lundi, plus question de dormir, la reprise officielle du grattage intensif et du lavage de cerveau pourra officiellement commencer.

Chapter XVIII : Strong Enough

God, I feel like hell tonight
Tears of rage I cannot fight
I’d be the last to help you understand
Are you strong enough to be my man?

Une semaine tranquille seule à la maison.  Le pied de ne pas avoir les parents sur le dos, mais c’était plus Vanessa en mode Bridget Jones post-rupture. J’ai fière allure dans ce pantalon de sport informe, chaussettes aux pieds,en débardeur, à me siffler une bonne bouteille devant les Experts. A défaut d’un légendaire pot d’Haagen Dazs, je trempe ma cuillère dans un délicieux café liégois italien. Si je fumais, je pense qu’un amas de cendres digne de l’Himalaya s’érigerait au milieu de la table du salon. On entendrait presque le “na !” enfantin d’un môme capricieux.  Dimanche matin, tête dans le brouillard, c’est pas la gueule de bois qui me guette mais une jolie migraine.  Je suppose que faire le choix entre un Mark Darcy et un Daniel Cleaver tue le peu de neurones qu’il me reste dans la boîte cranienne. Bridget la vengeresse, c’est même mise en tête de repasser ses chemises.

Nothing’s true and nothing’s right
So let me be alone tonight
Cause you can’t change the way I am
Are you strong enough to be my man?

Merde, je me transforme en femme d’intérieur. Alors que j’ai passé la semaine à monter des meubles au boulot et à soulever des cartons, je me retrouve chez moi, à faire le ménage, les courses, la lessive et le repassage. Ma réputation de calamité ménagère en prend un coup… vraiment, je n’ai même pas brulé les chemises, il n’y a pas de faux plis, ça ressemble à quelque chose.Je crois que j’avais sous estimé mes capacités pour ce qui est des tâches domestiques, pas question pour autant de laver les chemises d’un mec (faut pas abuser non plus…)

Pause détente de courte durée avec Aurore au Haricot, autour d’un chocolat chaud. Rien de tel qu’un peu de vie sociale et de voir du monde pour égayer le temps incertain qui plane en ce moment.

A moi les vacances, les grasses matinées, le grand air, mes p’tits bouts, les brocantes, la photo et rattraper en deux semaines le retard littéraire d’une année. Reprendre les tests débiles de facebook et de la presse à deux balles. Glandouiller, iPod sur les oreilles, loin de tout près de rien.

Allez, au dodo Bridget… demain il faudra faire tes valises.